31 déc. 2013
25 nov. 2013
3 nov. 2013
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| Marcel Lods |
Depuis la rentrée scolaire seuls les bus pouvaient s'engager dans le haut de la rue Guérin. Avec l'ouverture de cette voie longeant la barre "Canada" les autres véhicules pourront rejoindre la rue de la faisanderie et profiter de places de déposes minutes. Cet axe permettra également la desserte des commerces qui ouvriront au rez de chaussé de la barre "Canada" entièrement restaurée par les Foyers de Seine et Marne.
Le conseil Municipal dernier a décidé de baptiser cette rue du nom de "Marcel Lods". c'est un bel hommage à cet architecte atypique et passionné d'aviation qui fut chargé par de Ministère de la reconstruction de construire les barres de la faisanderie. Marcel Lods releva ce défi en 12 mois conception comprise ! Les quatre barres destinées aux logements des officiers de l'OTAN furent livrées en 1952.
16 oct. 2013
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| Carte du parcours du grès à Fontainebleau |
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| Carte du parcours du grès à Avon |
24 sept. 2012
28 nov. 2011
Ce lundi je suis avec les entreprises pour lancer le chantier de la salle des fêtes du théâtre. Ce chantier qui durera près de six mois va donner une nouvelle vie à ce lieu. De quoi saluer dignement les 100 ans du théâtre en 2012.
17 août 2011
Les peintres de Barbizon, écolos avant l'heure
Ne rien abattre, ne rien planter ! Au XIXe siècle, Théodore Rousseau et le groupe de Barbizon entrent en guerre pour défendre la futaie de Fontainebleau, menacée de coupes rases ou partielles. Ces peintres paysagistes obtiennent que des sites “à destination artistique” soient “soustraits de tout aménagement”. Une première.
Automne 1836, Théodore Rousseau, 24 ans, peintre paysagiste de son état, se voit refuser son dernier tableau par le jury du Salon. L'œuvre donne trop d'importance au ciel, à la campagne et surtout aux arbres par rapport au sujet historique ou mythologique de rigueur dans le paysage néo-académique. Les arbres, Rousseau n'aime qu'eux. Surtout s'ils sont vieux, tordus, torturés par le vent, dénudés par la foudre. Ce « romantique endurci » (Zola) place le sentiment de la nature au commencement de l'art et regrette qu'on aille « jusqu'à nier l'âme des arbres ».
Cet automne-là, le jeune Rousseau décide de rompre avec Paris et l'art officiel pour prendre ses quartiers au bord de la forêt de Fontainebleau, à Barbizon. Le jeune homme, entier, exalté, « archétype de l'artiste moderne, révolté, marginal et refusant toute forme de concession », selon l'historien de l'art Vincent Pomarède, ne sait pas encore qu'il va devenir le chef d'une nouvelle école de peintres paysagistes, mais aussi le meneur de la première révolte contre les aménageurs de la forêt.
“La forêt a représenté pour ces peintres davantage
qu'un simple motif pour des tableaux.”
Barbizon est aujourd'hui un village d'opérette. Les « bizons » ? Considérés comme des impressionnistes avant la lettre, mais décidément trop bucoliques. Trop de chaumières, trop de bergères, trop de soleils couchants sur la campagne ont renvoyé cette école à la préhistoire de la modernité. On a oublié le ténébreux et formidable Chêne de roche où les tons fauves et ocre orchestrent les échanges mystérieux entre le minéral et le végétal. On a oublié aussi, selon Vincent Pomarède, que « la forêt a représenté pour ces peintres davantage qu'un simple motif pour des tableaux ».
Au moment où Rousseau s'installe à Barbizon, Achille Marrier de Bois d'Hyver, inspecteur de l'Administration générale des forêts, est à pied d'œuvre. Sa mission : rénover les vieilles futaies en leur appliquant l'alternance systématique de coupes rases et de coupes sombres (partielles) préconisée par la toute jeune Ecole nationale des eaux et forêts de Nancy (créée en 1824) et combler les « vides », c'est-à-dire les landes, en y plantant des résineux. Les premières décennies du XIXe siècle sont un moment crucial pour la forêt française : morcelée, surexploitée, pillée durant cinq siècles, elle est en lambeaux. Il faut reboiser les terres incultes, recomposer les vieilles futaies, en faire d'authentiques forêts de production. Le temps presse : la révolution industrielle est en marche, le bois d'œuvre commence à manquer.
Les vieux chênes et rochers sont l'équivalent des “modèles qui nous ont été laissés par Michel-Ange, Raphaël, Rembrandt”.
A Fontainebleau, rien n'évoque la forêt moderne rêvée par Bois d'Hyver. Au Gros-Fouteau, par exemple, entre des dizaines de chênes multicentenaires, clairsemés et inutiles parce que trop vieux, c'est « le désordre primordial le plus vigoureux », selon Théodore Rousseau lui-même. Des arbres de tous âges, noueux, moussus, s'élancent comme ils peuvent vers la lumière. Les plus vieux pourrissent sur pied, certains en s'affaissant ont créé des clairières envahies par les ronciers, ça et là des racines tentaculaires s'agrippent aux rochers. Pour Théodore Rousseau et ses premiers compagnons, les peintres Jules Dupré, Narcisse Diaz de la Peña, Jean-François Millet, vieux chênes et rochers sont l'équivalent des « modèles qui nous ont été laissés par Michel-Ange, Raphaël, Rembrandt ». C'est au nom de ce « musée vert » qu'ils organisent la résistance alors que les derniers îlots de futaie naturelle sont menacés de coupe rase.
Solitaire, ombrageux, Rousseau se révèle un lobbyiste efficace. A Paris, les campagnes de presse qu'il inspire se succèdent à partir de 1839. Sur le terrain, il reçoit le renfort de dizaines de jeunes rapins qui s'exercent aux « portraits d'arbres » et se transforment en éco-guerriers pour décapiter les jeunes plans de pins sylvestres. En 1853, premier succès d'envergure : ils obtiennent la mise hors exploitation de 624 hectares. Le combat prend un tour décisif. Rousseau reçoit le soutien de critiques influents, Théophile Gautier notamment, et le succès sourit aux bizons. Rousseau utilise ses nouvelles relations mondaines. Si les vieux arbres de Fontainebleau ont été sauvés, c'est en grande partie grâce à la vogue des « intérieurs de forêt » qui, ces années-là, s'exposent par dizaines au Salon et que les amateurs se disputent.
La revanche du « grand refusé » devient éclatante le 13 août 1861. Ce jour-là paraît enfin le décret qui fixe le premier plan d'aménagement de la forêt et crée des sites « à destination artistique », qu'on appelle aussi des « séries artistiques » : 542 hectares de vieilles futaies, notamment la Tillaie, le Gros-Fouteau, le Chêne-Brûlé, les Ventes-à-la-Reine, et 555 hectares de rochers sont « soustraits à tout aménagement » – ne rien abattre, ne rien planter ! Décision qui prend à contre-pied les aménageurs et que l'historien Jean-Claude Polton replace dans son contexte, celui de « la protection du patrimoine esthétique » dont Prosper Mérimée, inspecteur général des Monuments historiques, est le promoteur depuis 1834.
“Un arbre est un édifice, une forêt est une cité,
et entre toutes les forêts, la forêt de Fontainebleau
est un monument.” Victor Hugo
Après la mort de Rousseau, en 1867, Michelet, George Sand, Victor Hugo feront à leur tour campagne contre d'autres destructions annoncées, et Hugo réutilisera l'argumentaire patrimonial : « Un arbre est un édifice, une forêt est une cité, et entre toutes les forêts, la forêt de Fontainebleau est un monument. Ce que les siècles ont construit, les hommes ne doivent pas le détruire. »
La suite, jusqu'à nos jours, est plus triste pour les séries artistiques. « Ce sont les artistes et non les scientifiques qui ont été en France à l'origine de l'idée de protection de la nature », constate Jean-Claude Polton. Et ce que les peintres avaient obtenu de Louis-Philippe et de Napoléon III au nom de l'art, les associations de protection de la nature ne l'obtiendront pas de la IIIe République ni de De Gaulle au nom de la science. En 1953, des parcelles sont déclassées et exploitées. D'autres, le Gros-Fouteau, la Tillaie ou la Gorge-aux-Loups, font figure d'ultimes reliques des forêts primaires et deviennent des réserves biologiques. Mais leur intérêt scientifique ne suffit pas à détourner l'autoroute A6 ni la nationale 7. L'appellation « série artistique » disparaît en 1967. Trois ans après, un nouveau plan d'aménagement remet à l'ordre du jour coupes rases et plantations de pins. Du coup, comme au temps des bizons, de jeunes éco-guerriers sabotent les engins de l'ONF et décapitent les plans de résineux, un Comité pour l'avenir de la forêt de Fontainebleau est créé, le plan est suspendu.
Mais cela continue. En février dernier, à Bois-le-Roi, pour cause de « dépérissement » dû à la tempête de 1999 et au réchauffement climatique, 1500 chênes sessiles sont tronçonnés. « Seulement 10 % de ces chênes dépérissaient, affirme Olivier Tournafond, président du comité Natura 2000 (réseau européen de protection de la nature). Une fois de plus, on défigure la forêt. C'est fichu pour trois cents ans. » Pourtant, de l'esthétique à l'écologie, il n'y avait qu'un pas : « L'homme s'agite dans son ignorance, disait le vieux Théodore Rousseau vers 1860, intervertit l'ordre dans la nature et rompt les équilibres en troublant les compensations. »Prémonitoire...
Jean-Luc Majouret - Télérama n° 3212-3213 - Le 12 août 2011
11 juil. 2011
Le patrimoine bellifontain en danger ?
par Yoann Vallier | La République de Seine et Marne | 11.07.11
Exceptionnel mais fragile : le patrimoine bellifontain a de décennies sans réelle rénovation. «La Rep» fait le point sur les projets de réhabilitation, en cours ou à venir.
L’adjoint au patrimoine Jean-Christophe Laprée a un emploi du temps bien chargé. Il faut dire que le «patrimoine» à Fontainebleau n’a rien d’anecdotique. Il constitue la force de Fontainebleau, ville royale et historique, mais aussi sa faiblesse. Car les bâtiments classés sont aussi magnifiques que fragiles et les réhabilitations sont toujours plus compliquées qu’ailleurs. Alors que la ville va s’attaquer à la salle des fêtes du théâtre, d’autres joyaux ont souffert de ne pas avoir été réellement rénovés ces dernières décennies. «Dans la gestion du patrimoine, il y a aussi des choses moins flamboyantes comme les travaux dans les écoles, souligne M. Laprée. On a la gestion d’un patrimoine qui a été laissé à l’abandon depuis 25 ans ! Et il ne faut pas oublier que nous avons le budget d’une petite ville de 17.000 habitants», si certains chantiers vont devoir attendre, d’autres aperçoivent le bout du chemin. L’ampleur de la tâche est en tous cas immense.
Yoann Vallier
Les édifices patrimoniaux à la loupe.
Travaux de la salle des fêtes à l’automne.
Le théâtre bientôt comme neuf
C’est le chantier patrimonial de l’année à Fontainebleau. La majorité a décidé de terminer la rénovation du théâtre municipal, après la toiture et le mur arrière, avec sa grande salle des fêtes, aujourd’hui complètement obsolète : «C’est le gros morceau avec des contraintes très fortes, nous dit M. Laprée. Il faut restaurer le grand tableau de Tavernier, remettre les éclairages, revoir l’isolation, les huisseries. C’est une salle énergivore et on va faire un gros travail sur les rideaux pour l’isoler». La salle, une fois terminée, deviendra un lieu polyvalent, capable d’accueillir diverses manifestations comme des conférences. Montant de la facture : 860.000 euros, une somme jugée exubérante par l’opposition qui se justifie par la nécessité de recourir à des entreprises spécialisées : «Le théâtre a 100 ans l’année prochaine, justifie l’adjoint. C’est un hommage que nous rendons a l’objet qui est unique. C’est un lieu où les bellifontains vont vivre».
Bientôt une salle aux usages polyvalents
L’étude du bâtiment est terminée
L’église Saint Louis attend son heure
Véritable serpent de mer bellifontain, l’église Saint Louis, du haut de ses 150 ans, à bien besoin d’un coup de jeune. Que ce soit la toiture, l’intérieur, les éléments de décoration ou les vitraux, c’est l’ensemble de l’édifice qui inquiète. La ville, après quelques années de temporisation, a commandé une étude de bâtiment aujourd’hui terminée réalisée par un architecte des monuments historiques. Un vitrail a déjà été déposé pour le restaurer, et donc évaluer l’ampleur du travail à effectuer. Dès la fin de l’année, un programme de travail sera établi : «on va d’abord faire la toiture, dit M. Laprée. On n’a pas constaté de désordres majeurs, mais sur l’enesemble de l’église on sait qu’il y a beaucoup de travail. depuis 25-30 ans, on a fait des rustines. Quelle est la stabilité des éléments de façade ? Il y a de vrais problèmes à résoudre». C’est en tous cas un chantier long, et forcément étalé sur plusieurs années qui s’annonce.
Un «vitrail test» en cours de rénovation
La ville va la racheter pour la sauver
La chapelle en grand danger
S’il y a un élémént du patrimoine bellifontain qui risque de disparaître si rien n’est fait, c’est la chapelle Notre Dame du Bon Secours. Laissée en l’état depuis bien longtemps, elle risque tout simplement de s’effondrer, ou au moins ne plus être rénovable. La faute aux facéties des réglementations françaises : la chapelle, lieu de culte, appartient à l’Eglise mais demeure sur un terrain de l’Etat et du ministère de l’agriculture et des forêts. La ville fait actuellement le forcing pour que le bâti et le terrain soient cédés à la ville pour l’euro symbolique. «L’état ne pouvait pas s’autofinancer pour la rénover, explique M. Laprée. Si la ville la récupère, elle pourra ensuite solliciter des aides pour la rénover. Mais il commence à y avoir urgence à force d’attendre». Les travaux, estimés en 100 et 120.000 euros, pourraient commencer en 2012.
La chapelle est à bout de souffle
La ville toujours en reflexion
La bibliothèque devra attendre
Avec son toit bâché pour ne pas prendre l’eau, la bibliothèque de Fontainebleau n’est plus sur son «31» depuis longtemps. Le dossier est lourd, complexe et a le don d’agacer les bellifontains ainsi que l’opposition. Mais sur ce chantier, la ville est prudente cer elle n’est pas encore sûre de son orientation future : «nous sommes en phase de programmation, dit M. Laprée. On a encore des arbitrages à faire avant d’envisager les travaux». Avant d’entamer les grosses manoeuvres, la ville veut savoir où elle va. «On va vers une dématérialisation du livre. Est-ce que la partie bibliothèque aura à terme moins d’importance ? On doit valoriser le fond ancien et y installer le musée napoléonien». En clair, la ville réfléchie encore et attend d’en savoir plus sur la future carte intercommunale. L’aspect communautaire ou pas de ce projet changera considérablement la donne. En attendant, on continuera à colmater les fuites.
Les lecteurs vont devoir s’armer de patience
Pas de projet de rénovation
Le mur de Ferrare inquiète
Certes il n’est pas aussi majestueux que sa porte restaurée en 1998, mais le mur de Ferrare est un ancien vestige de l’hôtel, oeuvre de Sebastiano Serlio, le premier construit entre cour et jardin. Laissé en l’état, le mur pourtant classé, n’a pas résisté au temps à l’assaut malencontreux d’une pelleteuse. Aujourd’hui une modeste barrière empêche les pierres de tomber sur les passants et Fontainebleau Patrimoine s’alarme. «Oui l’enduit tombe, soupire M. Laprée. On peut s’en émouvoir, mais nous restons vigilants sur son état. Il ne va pas tomber. La ville a besoin de savoir ce qu’elle fera avec l’école des Mines avant de se lancer dans un grand projet». Pas de rénovation prévue avant de connaître l’avenir de la place de Gaulle. «Un coup d’enduit aujourd’hui ne résoudra rien. Qu’est ce qu’on va faire de ce mur ? Ne faudrait il pas mieux mettre en majesté la porte ?», lance l’adjoint.
L’avenir du mur dépendra de celui du parking Boufflers
14 nov. 2009
La chapelle de la "bonne Dame" se meurt. Cet édifice situé à l'entrée de la ville subit, notamment entre autres désordres, une attaque de mérule - ce champignon s'attaque au bois et réduit considérablement sa résistance mécanique - et si rien n'est fait à moyen terme ce patrimoine s'effondrera.
Si cette chapelle est sur le territoire de Fontainebleau, elle n'est en rien du ressort de la ville. Elle est la propriété du ministère de l'agriculture sur un terrain exploité par l'Office National des Forêts. Hélas, malgré plusieurs sollicitations, l'état ne semble pas avoir les moyens d'imposer la restauration du bâtiment au ministère dont c'est pourtant la charge.
Pour enrayer cette spirale peu vertueuse, la municipalité se positionne , en accord avec les Bâtiments de France, afin de prendre en charge la délégation de "maitrise d'ouvrage" des travaux de ce bâtiment classé à l'inventaire supplémentaire des monument historiques. Cela comprend également la recherche de financements.
Il est évident que personne n'a bien évidemment intérêt à laisser cet édifice aller à la ruine et les conversations que j'ai pu avoir avec les différents interlocuteurs de ce dossier montrent qu'ils l'ont bien compris. C'est pourquoi, je viens d'écrire à l'ensemble des partenaires que sont l'ONF, la Drac, La commission des sites, ... de bien vouloir considérer une action groupée afin de réunir les 70.000/100.000 euros nécessaires à la restauration de cette chapelle et d'inscrire les sommes nécessaires dans leurs budgets respectifs pour 2010. La Fondation du Patrimoine est également prête à s'engager en ouvrant une souscription si cela s'avère nécessaire.
C'est maintenant à chacun de prendre ses responsabilités... car la ville de Fontainebleau est prête.
27 sept. 2009
Aujourd'hui, l'exposition réalisée sur le quartier de la Faisanderie à l'espace Comairas ferme ses portes. Plusieurs centaines de visiteurs ont fait de cette présentation un succès. A elle seule cette fréquentation pourrait suffire à récompenser l'initiative que j'ai prise de porter ce projet. Cela serait réducteur car les vrais marqueurs de cette réussite font référence à l'émotion. Lorsque d'anciens habitants du quartier, des vétérans de l'OTAN, retrouvent jusqu'aux meubles qui ont fait leur quotidien, lorsque les occupants actuels regardent avec nostalgie la vision d'une certaine modernité aujourd'hui bien dégradée... lorsque ces passionnés d'architecture se retrouvent en face d'un pur témoignage fondateur de l'architecture moderne... lorsque les plus incrédules découvrent les qualités de cette réalisation emblématique de la reconstruction... lorsque ces jeunes "Bourgeois-Bohèmes" demandent si l'on peut déjà réserver un appartement... lorsque certains vous disent que cette réalisation est attendue avec impatience... c'est que nous touchons au sensible.
Cette exposition a été un lieu de projection de chacun et le programme de réhabilitation suscite une véritable attente. Hélas, c'est là que le bât blesse. Si la réconciliation entre les bellifontains et cet ensemble de bâtiments est avérée, il reste néanmoins une grande inconnue. L'OPH est-il capable de mener à terme cette opération de réhabilitation ? L'opération est lourde. Le projet est qualitatif et ambitieux mais il à un coût. C'est un projet à près de 60 Milions d'euros... (14 M€ pour l'achat et plus de 40 M€ pour la réhabilitation... si on compte quelques aléas de chantier inévitables cela fait bien 60 M€).
Rien que l'énoncé du montant de l'opération pour 300 logements soulève bien des questions. Nous sommes bien plus dans un prix de logement destiné à la vente à des particuliers qu'à un prix de réhabilitation à destination de logements sociaux. Cela rend le montage très hasardeux et difficile à sécuriser... même avec des remboursements sur trente ans...
23 sept. 2009
La nomination, aujourd'hui, de Jean-François Hébert comme président de l’Etablissement public du château est une nouvelle qui conforte Fontainebleau dans la dynamique de celle entamée par Bernard Notari depuis trois ans. L'arrivée de ce haut fonctionnaire au parcours remarqué dans la haute administration, et qui a toujours été attentif au sort de Fontainebleau lorsqu'il travaillait aux côtés de Christine Albanel comme Directeur de cabinet, marque la mise en route effective de l’établissement public crée le 1er juillet dernier.
Attendu et encouragé par la Ville de Fontainebleau, ce changement de statut doit permettre une nouvelle gestion de ce patrimoine au potentiel touristique et économique important.
Au moment où le Château reste en lice pour accueillir le futur Musée d'Histoire de France, la nomination de Jean-François Hébert peut-être perçu comme un signe fort. Croisons les doigts...
L'arrivée de ce musée, pressenti pour s'installer dans le quartier Henri IV fraichement rénové, serait non seulement un moyen de conforter le tout nouvel établissement public, mais aussi et surtout un formidable levier pour s'engager dans une nouvelle dynamique entre la ville et le château. Il y a fort à parier, dans ce cas de figure, que le projet de réhabilitation du projet de "coeur de ville" commencerait par la place d'arme. Ce choix stratégique imposerait un redéploiement du stationnement au plus vite par la création d'une nouvelle offre forte.
20 sept. 2009
Les journées du patrimoines à Fontainebleau démontrent une fois de plus leur attractivité. Le public s'est réuni nombreux dans de multiples façons de redécouvrir le patrimoine.
C'est ainsi que l'on à pu voir déambuler dans Fontainebleau des groupes d'une vingtaine de personnes à la découverte d'une nouvelle lecture de la ville. Les façades d'immeubles devant lesquelles nous passons tous les jours sans regarder ont bien souvent beaucoup plus à dire que ce que l'on en perçoit. Les groupes se sont donc promenés "le nez en l'air" à guetter une corniche ou un élément ornemental. Le guide a donné l'identité de quelques augustes personnages, a délivré la destination d'une poulie fixée sur la façade ou encore a fait découvrir le lieu d'un métier oublié. Les pavages sont décodés, les pentures des portes cochères détaillés. Ce sont autant de métiers un peu oubliés qui sont remis en perspectives au fil des époques...
Un peu plus loin quelques silhouettes de grognards napoléoniens ont sillonné la ville dans un doux anachronisme, tiré quelques salves d'honneur pour saluer un couple de jeunes mariés à "l'aigle noir" et convergé finalement vers le musée d'art et d'histoire militaire où ils ont installé leur bivouac...
Au théâtre de Fontainebleau une enquête visant à découvrir "qui a volé les bijoux de la castafiore" a permis astucieusement de découvrir avec charme l'envers du décor et de s'approprier le théâtre, les métiers qui y sont liés ainsi que le travail des acteurs. Certaines scènes jouées par les acteurs en résidences à Fontainebleau ont donné vie à cette "bonbonnière" merveilleuse...
A l'espace Comairas on s'est pressé pour la visite des appartements des "barres américaines" pour juger sur place de toutes astuces de constructions déployées par l'architecte Marcel Lods en 1950 que l'exposition à révélée au public étonné de tant de modernité...
Au château L'histoire a pris rendez-vous avec le design dans une confrontation et une accumulation qui nous a fait découvrir que la production en série n'avait pas attendu le vingtième siècle...
Le manège Sénarmon a été un point d'orgue de la visite du CSEM. Son volume, son architecture, sa lumière... tout contribué à avoir un regard émerveillé sur cette bâtisse militaire. C'est un lieu à se réapproprier et on l'on souhaiterait monter des spectacle tant le lieu est magique.
Les archives Nationales contemporaines ont fêté dignement leur 40 ans sur le site de Fontainebleau en choisissant 40 documents originaux dévoilant ce qui fait l'essence du fond de ce site. La scénographie a su magnifier et mettre en perspectives tous ces morceaux de mémoire. Qu'ils soient plans, bordereaux, ordres de mission, documents publicitaires, films... ils ont tous été extraits de ces dizaines de kilomètres de rayonnages qui conservent la mémoire contemporaine de l'administration française... rue des archives.
L'ensemble de ce patrimoine est conforme à ce qu'est Fontainebleau. Une ville avec des hauts murs qu'il faut savoir franchir pour en découvrir les richesses.
14 sept. 2009
Du 15 au 27 septembre, l'espace Comairas accueille une exposition sur les barres de la Faisanderie. Ce témoignage architectural est à découvrir dans le cadre des Journées du Patrimoine. Un ensemble de mobilier d'origine, de photographies et de documents extraient de différentes archives permettent de donner une nouvelle lecture sur ce quartier qui fut à l'origine une vitrine architecturale à destination d'une certaine élite de l'OTAN.
Sa construction en 10 mois ne fut pas, non plus, son moindre mérite. A l'heure où se pose la question de la réhabilitation de ce quartier, c'est l'occasion d'appréhender à quel point ces constructions réunissaient déjà des qualités environnementales... en 1952.

















