Interparking devient opérateur des parkings de Fontainebleau

15 janv. 2013

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À partir du 21 janvier Interparking devient opérateur des parkings sur l'ensemble de la ville de Fontainebleau. Malgré quelques tentatives vaines à vouloir aller contre la décision du conseil municipal, Vinci cède la place.
Les parkings actuels seront rénovés et agrandi pour celui du marché. Cette offre sera complétée par un nouveau parking sur le terrain Boufflers.


Bonne année 2013

1 janv. 2013

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Copyright Dennis L. Mammana

Comme sur la planète du petit prince, notre monde est un lieu de ressources finies et jamais dans l'histoire moderne une telle pression n'avait pesé sur notre monde. 2013 s'annonce comme une année de mutation de tous les grands équilibres." La maison brule et certains regardent encore dehors".
Nous avons dans nos mains tous les possibles. Je vous souhaite à toutes et tous une très belle année forte en énergie. Une année raisonnable, humaniste, écologique et pleine d'espoirs.

Un nouveau blog dans la blogosphère bellifontaine

10 déc. 2012

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La majorité municipale vient de se doter d'un nouveau blog. Le groupe "Union pour Fontainebleau" entend ainsi disposer d'un moyen simple pour aller vers les bellifontains. Son objectif est d'informer de l'évolution des projets, mettre en perspective l'action municipale et rentrer dans le débat politique avec peut-être plus de liberté que ne peut le faire le site de la ville. Une façon directe d'échanger.

8 décembre 2012 Assemblée Générale du Parti Radical

9 déc. 2012

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Ce samedi avait lieu le 113 eme Congrès du Parti Radical. C'est en délégué pour la Seine et Marne que j'ai assisté à cette journée. Nous avons notamment voté de manière formelle à l'unanimité la présence du Parti Radical comme composante pleine et entière de l'UDI.

Jean-Louis Borloo clôture le 113 eme Congrès du Parti Radical

8 déc. 2012

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La place du marché en 2015

29 nov. 2012

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La réunion publique du mercredi 28 novembre à été l'occasion de présenter aux bellifontains les dernières évolutions du projet de requalification de la place de la République. Cet échange a été l'occasion d'expliquer le montage financier qui permet au projet de pouvoir se réaliser. Les derniers visuels projetés ont donnés à chacun la possibilité de découvrir comment apparaîtra la futur place du marché au yeux des bellifontains en 2015.

Réunion publique sur l'évolution de la place de la République

28 nov. 2012

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Ce soir, réunion publique sur la place de la République au théâtre. Rendez-vous à 20h30... Quels aménagements demain pour cette place de centre ville. Pourquoi la création d'une nouvelle offre de parking est nécessaire à l'atractivité commerciale. Quel projet pour rendre le marché encore plus fort. Quelle adaptation pendant les travaux. Quel mode de financement... Autant de sujets cruciaux qui seront présentés aux bellifontains à cette réunion

Secouez-moi... Secouez-moi...

26 sept. 2012

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Orangina investit la rue des trois maillets pour tourner une de ses prochaines publicités.
Ce quartier avait déjà été retenu par Danone en transformant la pharmacie en crèmerie. Le charme de ces rues piétonnes devient une référence incontournable...
Richard Gere pourrait faire partie du casting...

Il y avait bien des Gaulois dans la cité impériale

24 sept. 2012

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Les historiens dataient la naissance de Fontainebleau à 1137. Coup de théâtre : des archéologues viennent de mettre au jour un village gaulois au pied du quartier Henri-IV


C’est certainement un village gaulois, sommeillant depuis des centaines d’années sous la place d’Armes de Fontainebleau, qui vient d’être mis au jour. « C’est une découverte extraordinaire, qui révolutionne l’histoire de Fontainebleau ! » s’enthousiasme Patrick Daguenet. Ce célèbre historien local a pu visiter les fouilles archéologiques qui se déroulent actuellement en centre-ville, au pied du quartier Henri- IV du château de Fontainebleau.« Jusqu’à présent, explique-t-il, on croyait qu’avant 1137 il n’y avait rien ici. La ville d’Avon, voisine de la cité impériale, revendiquant être la paroisse d’origine du secteur et brandissant haut et fort la découverte d’une villa gallo-romaine, en lisière de forêt. Maintenant, on sait qu’avant le pavillon de chasse de Louis VII, il y avait déjà des habitations. On va pouvoir écrire de nouveaux livres d’histoire sur Fontainebleau. »La semaine dernière, des archéologues de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) ont mis au jour ces vestiges d’un village gaulois, qui dateraient d’entre trente et deux cent cinquante ans avant Jésus-Christ. Ils ont notamment découvert de larges fossés, vestiges de palissades, ainsi que différentes céramiques, dont un vase permettant de stocker des denrées. Ces fouilles constituent seulement un premier diagnostic voulu par la mairie, avant le probable réaménagement de la place, dans quatre ans. « Des investigations plus complètes seront certainement entreprises ultérieurement. C’est une volonté de la municipalité », annonce Jean-Christophe Laprée, adjoint au maire chargé de l’urbanisme, enthousiaste devant ces trésors. A Fontainebleau, cet été, ce sont trois sites qui ont été fouillés dans le centre-ville. Mais comme le souligne Sophie Benhaddou, archéologue chargée de l’opération, « les plus belles trouvailles ont été découvertes sous la place d’Armes ». « On voit qu’il existe une densité importante de vestiges. Par exemple, des murs en pierre, traces peut-être d’un ancien quartier antérieur à la construction de la cour Henri- IV, d’époque médiévale par exemple. On a aussi trouvé des céramiques carolingiennes et gallo-romaines. » Mais surtout, « la découverte majeure, ce sont deux fossés, avec des traces d’enclos, datant de l’époque gauloise, d’avant la conquête romaine, poursuit l’archéologue. Il y a eu sûrement un vrai village, avec une exploitation agricole. Regardez cet autre fossé, rempli de terre grise. On y a retrouvé des restes de branchages. On va les analyser. Une mince couche d’argile et des trous de pieux permettent d’envisager une palissade. C’est là que l’on a retrouvé un vase typique de cette époque. » Le rapport final de l’archéologue sera connu en décembre. La mairie décidera alors de la suite des événements. En conclusion, Jean-Christophe Laprée pose une pierre dans le jardin de la ville d’Avon, concurrente historique de la cité impériale. « Avec cette découverte, Fontainebleau reprend l’avantage sur sa sœur voisine. Fontainebleau, avant le Moyen Age, ce n’était pas le désert, entre marais et forêt ! » C’est certainement un village gaulois, sommeillant depuis des centaines d’années sous la place d’Armes de Fontainebleau, qui vient d’être mis au jour. « C’est une découverte extraordinaire, qui révolutionne l’histoire de Fontainebleau ! » s’enthousiasme Patrick Daguenet. Ce célèbre historien local a pu visiter les fouilles archéologiques qui se déroulent actuellement en centre-ville, au pied du quartier Henri- IV du château de Fontainebleau. « Jusqu’à présent, explique-t-il, on croyait qu’avant 1137 il n’y avait rien ici. La ville d’Avon, voisine de la cité impériale, revendiquant être la paroisse d’origine du secteur et brandissant haut et fort la découverte d’une villa gallo-romaine, en lisière de forêt. Maintenant, on sait qu’avant le pavillon de chasse de Louis VII, il y avait déjà des habitations. On va pouvoir écrire de nouveaux livres d’histoire sur Fontainebleau. » La semaine dernière, des archéologues de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) ont mis au jour ces vestiges d’un village gaulois, qui dateraient d’entre trente et deux cent cinquante ans avant Jésus-Christ. Ils ont notamment découvert de larges fossés, vestiges de palissades, ainsi que différentes céramiques, dont un vase permettant de stocker des denrées. Ces fouilles constituent seulement un premier diagnostic voulu par la mairie, avant le probable réaménagement de la place, dans quatre ans. « Des investigations plus complètes seront certainement entreprises ultérieurement. C’est une volonté de la municipalité », annonce Jean-Christophe Laprée, adjoint au maire chargé de l’urbanisme, enthousiaste devant ces trésors.A Fontainebleau, cet été, ce sont trois sites qui ont été fouillés dans le centre-ville. Mais comme le souligne Sophie Benhaddou, archéologue chargée de l’opération, « les plus belles trouvailles ont été découvertes sous la place d’Armes ». « On voit qu’il existe une densité importante de vestiges. Par exemple, des murs en pierre, traces peut-être d’un ancien quartier antérieur à la construction de la cour Henri- IV, d’époque médiévale par exemple. On a aussi trouvé des céramiques carolingiennes et gallo-romaines. » Mais surtout, « la découverte majeure, ce sont deux fossés, avec des traces d’enclos, datant de l’époque gauloise, d’avant la conquête romaine, poursuit l’archéologue. Il y a eu sûrement un vrai village, avec une exploitation agricole. Regardez cet autre fossé, rempli de terre grise. On y a retrouvé des restes de branchages. On va les analyser. Une mince couche d’argile et des trous de pieux permettent d’envisager une palissade. C’est là que l’on a retrouvé un vase typique de cette époque. »Le rapport final de l’archéologue sera connu en décembre. La mairie décidera alors de la suite des événements. En conclusion, Jean-Christophe Laprée pose une pierre dans le jardin de la ville d’Avon, concurrente historique de la cité impériale. « Avec cette découverte, Fontainebleau reprend l’avantage sur sa sœur voisine. Fontainebleau, avant le Moyen Age, ce n’était pas le désert, entre marais et forêt ! ». Pascal Villebeuf | Publié le 24.09.2012




Journée champêtre à Misy sur Yonne

17 sept. 2012

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Comme chaque année à la mi septembre, à l'invitation d'Yves Jégo, la petite commune de Misy sur Yonne a accueilli la rentrée politique. Cette année les invités ont été Jean Louis Borloo et Jean Christophe Lagarde. C'est dans cet esprit champêtre et détendu que le président du parti radical et Yves Jégo ont exprimé la nécessité pour la droite française de retrouver un centre fort qu'elle n'aurait jamais du perdre. Ils ont annoncé la création d'un nouveau mouvement pour l'incarner...



Bonne et heureuse année à tous...

1 janv. 2012

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Bonne et heureuse année à tous.
  
En cette période qui va être jalonnée de choix, je vous propose de réfléchir à un projet humaniste (voir la video ci-dessous)... 
 
La taxe sur les transactions financières est une demande des Radicaux depuis de nombreuses années. Cet été quand la situation financière du pays s'est dégradée, Jean-Louis Borloo a demandé sa mise en place, les Députes Radicaux ont défendu son entrée en vigueur en déposant dès septembre des amendements et cette dernière est l'un des volets de la  proposition de loi "Paquet Justice fiscale".
 
 

La tête dans les étoiles

4 déc. 2011

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Fontainebleau, pays des étoiles

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Défilé d'ouverture des festivité de Noël à Fontainebleau. Un joli moment onirique partagé avec les bellifontains. Près de 2000 personnes ont assisté au défilé des échassiers. Sous les yeux émerveillés des enfants ils ont ainsi accompagné la mise en lumière progressive de la ville.

Salle des fêtes du théâtre, première réunion de chantier

28 nov. 2011

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Ce lundi je suis avec les entreprises pour lancer le chantier de la salle des fêtes du théâtre. Ce chantier qui durera près de six mois va donner une nouvelle vie à ce lieu. De quoi saluer dignement les 100 ans du théâtre en 2012.

Venez fêter le nouveau Grand Parquet le 11 septembre

4 sept. 2011

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Afin de fêter avec le plus grand nombre la réouverture du Grand Parquet dans sa nouvelle configuration, nous vous invitons le 11 septembre pour une journée festive.
Nous vous attendons très nombreux pour découvrir ou redécouvrir ce site exceptionnel sous un autre jour. C'est un nouveau site que doivent aussi s'approprier les habitants du pays de Fontainebleau.
L'entrée est bien entendu libre.




Inauguration de la phase 2 du chantier du Grand Parquet

2 sept. 2011

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Nous avons inauguré aujourd'hui le Grand Parquet avec Pierre Monzani, Préfet de Seine-et-Marne. Cette inauguration officielle marque la fin de la phase 2 de ce grand chantier de la communauté de communes du pays de Fontainebleau. L'ouverture de ce grand vaisseau de 120 m qu'est le "bâtiment-tribune" marque réellement la réouverture et la mise à disposition du public de cet équipement exceptionnel unique en Europe.
Équipement historiquement équestre, la conception de ce nouvel ensemble vise à avoir un destin plus large. Et si ce site est déjà, avec plus de 260.000 visiteurs par an, l'une des principales locomotives touristiques du sud Seine et Marne, c'est avec d'autres manifestations, concerts, séminaires ou salons thématiques qu'il élargira son rayonnement et deviendra un moteur de développement économique.
C'est avec fierté et le sentiment d'un travail aboutit que je termine donc ce chantier dont j'ai été le porteur pendant plus de trois ans. J'espère que vous en partagerez la qualité jusque dans son engagement environnemental fort (bâtiment HQE, intégration dans un site classé, ...).



Les peintres de Barbizon, écolos avant l'heure

17 août 2011

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Les peintres de Barbizon, écolos avant l'heure

Ne rien abattre, ne rien planter ! Au XIXe siècle, Théodore Rousseau et le groupe de Barbizon entrent en guerre pour défendre la futaie de Fontainebleau, menacée de coupes rases ou partielles. Ces peintres paysagistes obtiennent que des sites “à destination artistique” soient “soustraits de tout aménagement”. Une première.



"La Forêt de Fontainebleau" (1867) de Narcisse Diaz de la Peña. Photo : Web Gallery of Art by licence CC.

Automne 1836, Théodore Rousseau, 24 ans, peintre paysagiste de son état, se voit refuser son dernier tableau par le jury du Salon. L'œuvre donne trop d'importance au ciel, à la campagne et surtout aux arbres par rapport au sujet historique ou mythologique de rigueur dans le paysage néo-académique. Les arbres, Rousseau n'aime qu'eux. Surtout s'ils sont vieux, tordus, torturés par le vent, dénudés par la foudre. Ce « romantique endurci » (Zola) place le sentiment de la nature au commencement de l'art et regrette qu'on aille « jusqu'à nier l'âme des arbres ».
Cet automne-là, le jeune Rousseau décide de rompre avec Paris et l'art officiel pour prendre ses quartiers au bord de la forêt de Fontainebleau, à Barbizon. Le jeune homme, entier, exalté, « archétype de l'artiste moderne, révolté, marginal et refusant toute forme de concession », selon l'historien de l'art Vincent Pomarède, ne sait pas encore qu'il va devenir le chef d'une nouvelle école de peintres paysagistes, mais aussi le meneur de la première révolte contre les aménageurs de la forêt.

“La forêt a représenté pour ces peintres davantage
qu'un simple motif pour des tableaux.”


Barbizon est aujourd'hui un village d'opérette. Les « bizons » ? Considérés comme des impressionnistes avant la lettre, mais décidément trop bucoliques. Trop de chaumières, trop de bergères, trop de soleils couchants sur la campagne ont renvoyé cette école à la préhistoire de la modernité. On a oublié le ténébreux et formidable Chêne de roche où les tons fauves et ocre orchestrent les échanges mystérieux entre le minéral et le végétal. On a oublié aussi, selon Vincent Pomarède, que « la forêt a représenté pour ces peintres davantage qu'un simple motif pour des tableaux ».
Au moment où Rousseau s'installe à Barbizon, Achille Marrier de Bois d'Hyver, inspecteur de l'Administration générale des forêts, est à pied d'œuvre. Sa mission : rénover les vieilles futaies en leur appliquant l'alternance systématique de coupes rases et de coupes sombres (partielles) préconisée par la toute jeune Ecole nationale des eaux et forêts de Nancy (créée en 1824) et combler les « vides », c'est-à-dire les landes, en y plantant des résineux. Les premières décennies du XIXe siècle sont un moment crucial pour la forêt française : morcelée, surexploitée, pillée durant cinq siècles, elle est en lambeaux. Il faut reboiser les terres incultes, recomposer les vieilles futaies, en faire d'authentiques forêts de production. Le temps presse : la révolution industrielle est en marche, le bois d'œuvre commence à manquer.

Les vieux chênes et rochers sont l'équivalent des “modèles qui nous ont été laissés par Michel-Ange, Raphaël, Rembrandt”.

A Fontainebleau, rien n'évoque la forêt moderne rêvée par Bois d'Hyver. Au Gros-Fouteau, par exemple, entre des dizaines de chênes multicentenaires, clairsemés et inutiles parce que trop vieux, c'est « le désordre primordial le plus vigoureux », selon Théodore Rousseau lui-même. Des arbres de tous âges, noueux, moussus, s'élancent comme ils peuvent vers la lumière. Les plus vieux pourrissent sur pied, certains en s'affaissant ont créé des clairières envahies par les ronciers, ça et là des racines tentaculaires s'agrippent aux rochers. Pour Théodore Rousseau et ses premiers compagnons, les peintres Jules Dupré, Narcisse Diaz de la Peña, Jean-François Millet, vieux chênes et rochers sont l'équivalent des « modèles qui nous ont été laissés par Michel-Ange, Raphaël, Rembrandt ». C'est au nom de ce « musée vert » qu'ils organisent la résistance alors que les derniers îlots de futaie naturelle sont menacés de coupe rase.



"Étude de rochers et d'arbres" (1829) de Théodore Rousseau. Photo : Ji-Elle by licence CC.

Solitaire, ombrageux, Rousseau se révèle un lobbyiste efficace. A Paris, les campagnes de presse qu'il inspire se succèdent à partir de 1839. Sur le terrain, il reçoit le renfort de dizaines de jeunes rapins qui s'exercent aux « portraits d'arbres » et se transforment en éco-guerriers pour décapiter les jeunes plans de pins sylvestres. En 1853, premier succès d'envergure : ils obtiennent la mise hors exploitation de 624 hectares. Le combat prend un tour décisif. Rousseau reçoit le soutien de critiques influents, Théophile Gautier notamment, et le succès sourit aux bizons. Rousseau utilise ses nouvelles relations mondaines. Si les vieux arbres de Fontainebleau ont été sauvés, c'est en grande partie grâce à la vogue des « intérieurs de forêt » qui, ces années-là, s'exposent par dizaines au Salon et que les amateurs se disputent.

La revanche du « grand refusé » devient éclatante le 13 août 1861. Ce jour-là paraît enfin le décret qui fixe le premier plan d'aménagement de la forêt et crée des sites « à destination artistique », qu'on appelle aussi des « séries artistiques » : 542 hectares de vieilles futaies, notamment la Tillaie, le Gros-Fouteau, le Chêne-Brûlé, les Ventes-à-la-Reine, et 555 hectares de rochers sont « soustraits à tout aménagement » – ne rien abattre, ne rien planter ! Décision qui prend à contre-pied les aménageurs et que l'historien Jean-Claude Polton replace dans son contexte, ­celui de « la protection du patrimoine esthétique » dont Prosper Mérimée, inspecteur général des Monuments historiques, est le promoteur depuis 1834.

“Un arbre est un édifice, une forêt est une cité,
et entre toutes les forêts, la forêt de Fontainebleau
est un monument.” Victor Hugo


Après la mort de Rousseau, en 1867, Michelet, George Sand, Victor Hugo feront à leur tour campagne contre d'autres destructions annoncées, et Hugo réutilisera l'argumentaire patrimonial : « Un arbre est un édifice, une forêt est une cité, et entre toutes les forêts, la forêt de Fontainebleau est un monument. Ce que les siècles ont construit, les hommes ne doivent pas le détruire. »
La suite, jusqu'à nos jours, est plus triste pour les séries artistiques. « Ce sont les artistes et non les scientifiques qui ont été en France à l'origine de l'idée de protection de la nature », constate Jean-Claude Polton. Et ce que les peintres avaient obtenu de Louis-Philippe et de Napoléon III au nom de l'art, les associations de protection de la nature ne l'obtiendront pas de la IIIe République ni de De Gaulle au nom de la science. En 1953, des parcelles sont déclassées et exploitées. D'autres, le Gros-Fouteau, la Tillaie ou la Gorge-aux-Loups, font figure d'ultimes reliques des forêts primaires et deviennent des réserves biologiques. Mais leur intérêt scientifique ne suffit pas à détourner l'autoroute A6 ni la nationale 7. L'appellation « série artistique » disparaît en 1967. Trois ans après, un nouveau plan d'aménagement remet à l'ordre du jour coupes rases et plantations de pins. Du coup, comme au temps des bizons, de jeunes éco-guerriers sabotent les engins de l'ONF et décapitent les plans de résineux, un Comité pour l'avenir de la forêt de Fontainebleau est créé, le plan est suspendu.
Mais cela continue. En février dernier, à Bois-le-Roi, pour cause de « dépérissement » dû à la tempête de 1999 et au réchauffement climatique, 1500 chênes sessiles sont tronçonnés. « Seulement 10 % de ces chênes dépérissaient, affirme Olivier Tournafond, président du comité Natura 2000 (réseau européen de protection de la nature). Une fois de plus, on défigure la forêt. C'est fichu pour trois cents ans. » Pourtant, de l'esthétique à l'écologie, il n'y avait qu'un pas : « L'homme s'agite dans son ignorance, disait le vieux Théodore Rousseau vers 1860, intervertit l'ordre dans la nature et rompt les équilibres en troublant les compensations. »Prémonitoire...

Jean-Luc Majouret - Télérama n° 3212-3213 - Le 12 août 2011

Et si les plaques d'égout devenaient "signalétiques" ?

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Le designer Jiae Kwon propose un nouveau service de navigation pour les piétons. L’outil est un disque posé sur le sol. En se plaçant au centre, la personne peut alors découvrir les monuments, paysages qui l’entourent. Une estimation du temps et de la distance  est précisée. Les plaques d'égout ne sont plus uniquement des objets aveugles. Ce sont aussi de vraies éléments de signalétique. Une idée à mettre en oeuvre...

Destruction des anciens bâtiments du Grand Parquet

26 juil. 2011

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Lundi 25 juillet la pelleteuse a attaqué la destructions des anciens bâtiments du Grand Parquet. Cette phase de chantier est symbolique : elle annonce la fin de la deuxième étape de ce grand projet. Il ne restera que le volet "plantation" qui de déroulera dès l'automne.

Le patrimoine bellifontain en danger ?

11 juil. 2011

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Le patrimoine bellifontain en danger ?
par Yoann Vallier | La République de Seine et Marne | 11.07.11

Exceptionnel mais fragile : le patrimoine bellifontain a de décennies sans réelle rénovation. «La Rep» fait le point sur les projets de réhabilitation, en cours ou à venir.

L’adjoint au patrimoine Jean-Christophe Laprée a un emploi du temps bien chargé. Il faut dire que le «patrimoine» à Fontainebleau n’a rien d’anecdotique. Il constitue la force de Fontainebleau, ville royale et historique, mais aussi sa faiblesse. Car les bâtiments classés sont aussi magnifiques que fragiles et les réhabilitations sont toujours plus compliquées qu’ailleurs. Alors que la ville va s’attaquer à la salle des fêtes du théâtre, d’autres joyaux ont souffert de ne pas avoir été réellement rénovés ces dernières décennies. «Dans la gestion du patrimoine, il y a aussi des choses moins flamboyantes comme les travaux dans les écoles, souligne M. Laprée. On a la gestion d’un patrimoine qui a été laissé à l’abandon depuis 25 ans ! Et il ne faut pas oublier que nous avons le budget d’une petite ville de 17.000 habitants», si certains chantiers vont devoir attendre, d’autres aperçoivent le bout du chemin. L’ampleur de la tâche est en tous cas immense.

Yoann Vallier


Les édifices patrimoniaux à la loupe.

Travaux de la salle des fêtes à l’automne.
Le théâtre bientôt comme neuf

C’est le chantier patrimonial de l’année à Fontainebleau. La majorité a décidé de terminer la rénovation du théâtre municipal, après la toiture et le mur arrière, avec sa grande salle des fêtes, aujourd’hui complètement obsolète : «C’est le gros morceau avec des contraintes très fortes, nous dit M. Laprée. Il faut restaurer le grand tableau de Tavernier, remettre les éclairages, revoir l’isolation, les huisseries. C’est une salle énergivore et on va faire un gros travail sur les rideaux pour l’isoler». La salle, une fois terminée, deviendra un lieu polyvalent, capable d’accueillir diverses manifestations comme des conférences. Montant de la facture : 860.000 euros, une somme jugée exubérante par l’opposition qui se justifie par la nécessité de recourir à des entreprises spécialisées : «Le théâtre a 100 ans l’année prochaine, justifie l’adjoint. C’est un hommage que nous rendons a l’objet qui est unique. C’est un lieu où les bellifontains vont vivre».

Bientôt une salle aux usages polyvalents



L’étude du bâtiment est terminée
L’église Saint Louis attend son heure

Véritable serpent de mer bellifontain, l’église Saint Louis, du haut de ses 150 ans, à bien besoin d’un coup de jeune. Que ce soit la toiture, l’intérieur, les éléments de décoration ou les vitraux, c’est l’ensemble de l’édifice qui inquiète. La ville, après quelques années de temporisation, a commandé une étude de bâtiment aujourd’hui terminée réalisée par un architecte des monuments historiques. Un vitrail a déjà été déposé pour le restaurer, et donc évaluer l’ampleur du travail à effectuer. Dès la fin de l’année, un programme de travail sera établi : «on va d’abord faire la toiture, dit M. Laprée. On n’a pas constaté de désordres majeurs, mais sur l’enesemble de l’église on sait qu’il y a beaucoup de travail. depuis 25-30 ans, on a fait des rustines. Quelle est la stabilité des éléments de façade ? Il y a de vrais problèmes à résoudre». C’est en tous cas un chantier long, et forcément étalé sur plusieurs années qui s’annonce.

Un «vitrail test» en cours de rénovation



La ville va la racheter pour la sauver
La chapelle en grand danger

S’il y a un élémént du patrimoine bellifontain qui risque de disparaître si rien n’est fait, c’est la chapelle Notre Dame du Bon Secours. Laissée en l’état depuis bien longtemps, elle risque tout simplement de s’effondrer, ou au moins ne plus être rénovable. La faute aux facéties des réglementations françaises : la chapelle, lieu de culte, appartient à l’Eglise mais demeure sur un terrain de l’Etat et du ministère de l’agriculture et des forêts. La ville fait actuellement le forcing pour que le bâti et le terrain soient cédés à la ville pour l’euro symbolique. «L’état ne pouvait pas s’autofinancer pour la rénover, explique M. Laprée. Si la ville la récupère, elle pourra ensuite solliciter des aides pour la rénover. Mais il commence à y avoir urgence à force d’attendre». Les travaux, estimés en 100 et 120.000 euros, pourraient commencer en 2012.

La chapelle est à bout de souffle



La ville toujours en reflexion
La bibliothèque devra attendre

Avec son toit bâché pour ne pas prendre l’eau, la bibliothèque de Fontainebleau n’est plus sur son «31» depuis longtemps. Le dossier est lourd, complexe et a le don d’agacer les bellifontains ainsi que l’opposition. Mais sur ce chantier, la ville est prudente cer elle n’est pas encore sûre de son orientation future : «nous sommes en phase de programmation, dit M. Laprée. On a encore des arbitrages à faire avant d’envisager les travaux». Avant d’entamer les grosses manoeuvres, la ville veut savoir où elle va. «On va vers une dématérialisation du livre. Est-ce que la partie bibliothèque aura à terme moins d’importance ? On doit valoriser le fond ancien et y installer le musée napoléonien». En clair, la ville réfléchie encore et attend d’en savoir plus sur la future carte intercommunale. L’aspect communautaire ou pas de ce projet changera considérablement la donne. En attendant, on continuera à colmater les fuites.

Les lecteurs vont devoir s’armer de patience



Pas de projet de rénovation
Le mur de Ferrare inquiète

Certes il n’est pas aussi majestueux que sa porte restaurée en 1998, mais le mur de Ferrare est un ancien vestige de l’hôtel, oeuvre de Sebastiano Serlio, le premier construit entre cour et jardin. Laissé en l’état, le mur pourtant classé, n’a pas résisté au temps à l’assaut malencontreux d’une pelleteuse. Aujourd’hui une modeste barrière empêche les pierres de tomber sur les passants et Fontainebleau Patrimoine s’alarme. «Oui l’enduit tombe, soupire M. Laprée. On peut s’en émouvoir, mais nous restons vigilants sur son état. Il ne va pas tomber. La ville a besoin de savoir ce qu’elle fera avec l’école des Mines avant de se lancer dans un grand projet». Pas de rénovation prévue avant de connaître l’avenir de la place de Gaulle. «Un coup d’enduit aujourd’hui ne résoudra rien. Qu’est ce qu’on va faire de ce mur ? Ne faudrait il pas mieux mettre en majesté la porte ?», lance l’adjoint.

L’avenir du mur dépendra de celui du parking Boufflers

Fontainebleau se rêve en laboratoire francilien des innovations vertes

26 juin 2011

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Fontainebleau se rêve en laboratoire francilien des innovations vertes
par Elsa Sidawy | Cleantech Republic | 15.06.11



1Déjà doté d’un riche patrimoine historique et naturel, la ville de Fontainebleau a décidé de devenir un laboratoire à ciel ouvert d’expérimentation de solutions éco-innovantes. Pour la soutenir dans cette démarche vertueuse, l’Agence Régionale de l’Environnement et des Nouvelles Energies (ARENE) a financé fin 2009, une stratégie post-carbone, dont le déploiement a été soutenu par la suite par la Caisse des Dépôts et Consignations et la Communauté de Communes de Fontainebleau - Avon.


Une expérience pilote en Ile-de-France


Au-delà de la durabilité, l’enjeu est de « rendre le territoire plus vivant et de maintenir la population sur place » pointe Thierry Vincent, chargé de développement à l’ARENE et chef d’orchestre de ce dossier. Pour la structure francilienne, cette démarche expérimentale et prospective a d’ailleurs vocation à s’étendre à d’autres territoires franciliens. Pourquoi alors avoir choisi cette petite ville de 17 000 habitants ? Pour le défi, laisse entendre l’expert. Car si le territoire possède de nombreux atouts (réseau haut débit, grande diversité de jardins familiaux, géothermie, carrefour commercial et touristique), il pêche par sa structure urbaine vieillissante et par ses bâtiments classés. De véritables remparts contre l’efficacité énergétique.


Cumuler les expérimentations pour sortir du lot


Les leviers d’actions portent sur quatre grands axes : l’autosuffisance alimentaire du territoire, la rénovation du parc immobilier, les transports durables et enfin l’emploi local afin de valoriser les ressources de proximité. Pour mettre en œuvre ces propositions, les premières réflexions portent notamment sur la création d’un centre de télétravail capable d’accueillir, dans un premiers temps, une centaine de bellifontains. L’objectif étant d’inciter progressivement les quelques 7 000 automobilistes qui sortent chaque jour de Fontainebleau pour aller travailler d’opter pour le travail à distance. Autre idée : la construction d’une usine de méthanisation qui permettrait de valoriser la production de près de 30 000 tonnes annuels de déchets équins. Enfin, la problématique des transports est abordée à travers la création d’un service de prêt de voitures et vélos électriques.


10 actions lancées dès 2011


En quoi diffère cette « stratégie post-carbone » des Agendas 21 déployés par tant d’autres villes ? Adepte de la notion de « marketing territorial », Thierry Vincent juge que « ces expérimentations existent ailleurs. Mais qu’à Fontainebleau, en les cumulant, on fait de la ville un lieu à part ». Inutile donc de s’embarrasser d’un calendrier et d’un programme de déploiement précis. L’Arene s’est toutefois engagée à ce qu’une dizaine d’actions « soient irréversiblement lancées en 2011, pour permettre de donner une traduction opérationnelle à cette stratégie et ne pas attendre 2020 pour parvenir à une ville post-carbone ». Au niveau financier, la démarche se veut également « pas à pas » : à chaque projet son investisseur et son opérateur. Une improvisation qui n’inquiète pas Thierry Vincent « La vraie difficulté pour les communes est d’être capable d’incarner l’innovation, de passer du discours aux actes et pour cela il faut qu’il y ait une aide extérieure, sinon ils n’y arrivent pas». Du discours aux actes ? Réponse en fin d’année.


Déjà doté d’un riche patrimoine historique et naturel, la ville de Fontainebleau a décidé de devenir un laboratoire à ciel ouvert d’expérimentation de solutions éco-innovantes. Pour la soutenir dans cette démarche vertueuse, l’Agence Régionale de l’Environnement et des Nouvelles Energies (ARENE) a financé fin 2009, une stratégie post-carbone, dont le déploiement a été soutenu par la suite par la Caisse des Dépôts et Consignations et la Communauté de Communes de Fontainebleau - Avon.


Une expérience pilote en Ile-de-France


Au-delà de la durabilité, l’enjeu est de « rendre le territoire plus vivant et de maintenir la population sur place » pointe Thierry Vincent, chargé de développement à l’ARENE et chef d’orchestre de ce dossier. Pour la structure francilienne, cette démarche expérimentale et prospective a d’ailleurs vocation à s’étendre à d’autres territoires franciliens. Pourquoi alors avoir choisi cette petite ville de 17 000 habitants ? Pour le défi, laisse entendre l’expert. Car si le territoire possède de nombreux atouts (réseau haut débit, grande diversité de jardins familiaux, géothermie, carrefour commercial et touristique), il pêche par sa structure urbaine vieillissante et par ses bâtiments classés. De véritables remparts contre l’efficacité énergétique.


Cumuler les expérimentations pour sortir du lot


Les leviers d’actions portent sur quatre grands axes : l’autosuffisance alimentaire du territoire, la rénovation du parc immobilier, les transports durables et enfin l’emploi local afin de valoriser les ressources de proximité. Pour mettre en œuvre ces propositions, les premières réflexions portent notamment sur la création d’un centre de télétravail capable d’accueillir, dans un premiers temps, une centaine de bellifontains. L’objectif étant d’inciter progressivement les quelques 7 000 automobilistes qui sortent chaque jour de Fontainebleau pour aller travailler d’opter pour le travail à distance. Autre idée : la construction d’une usine de méthanisation qui permettrait de valoriser la production de près de 30 000 tonnes annuels de déchets équins. Enfin, la problématique des transports est abordée à travers la création d’un service de prêt de voitures et vélos électriques.


10 actions lancées dès 2011


En quoi diffère cette « stratégie post-carbone » des Agendas 21 déployés par tant d’autres villes ? Adepte de la notion de « marketing territorial », Thierry Vincent juge que « ces expérimentations existent ailleurs. Mais qu’à Fontainebleau, en les cumulant, on fait de la ville un lieu à part ». Inutile donc de s’embarrasser d’un calendrier et d’un programme de déploiement précis. L’Arene s’est toutefois engagée à ce qu’une dizaine d’actions « soient irréversiblement lancées en 2011, pour permettre de donner une traduction opérationnelle à cette stratégie et ne pas attendre 2020 pour parvenir à une ville post-carbone ». Au niveau financier, la démarche se veut également « pas à pas » : à chaque projet son investisseur et son opérateur. Une improvisation qui n’inquiète pas Thierry Vincent « La vraie difficulté pour les communes est d’être capable d’incarner l’innovation, de passer du discours aux actes et pour cela il faut qu’il y ait une aide extérieure, sinon ils n’y arrivent pas». Du discours aux actes ? Réponse en fin d’année.

La famille Reynaud jette l'éponge au "Select"

6 juin 2011

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Malgré plusieurs réunions parfois houleuses entre la famille Reynaud, l'architecte du futur cinéma, les bâtiments de France, les associations de sauvegarde du patrimoine et la mairie, un accord sur le projet architectural du cinéma "le Select" était sur le point d'intervenir. C'est à la fin de la dernière réunion début juin, au moment même où l'ensemble des parties acceptaient un choix "raisonnable", que Judith Reynaud a déclaré abandonner le projet.
Je ne cache pas mon désarroi. Depuis près de deux ans je n'ai pas ménagé ma peine auprès des différents interlocuteurs afin de faire émerger un consensus autour de ce projet. Parfois des noms d'oiseau ont fusé entre les participants de ces réunions, mais la nécessité de maintenir l'offre de cinéma au centre ville a fait son chemin. Chacun a lâché un peu de ses exigences pour faire émerger un projet viable aux yeux de tous et aujourd'hui, touchant le but : abandon !
L'argument invoqué est le prix au fauteuil trop élevé. pourtant aucun élément nouveau n'est intervenu et les exigences des uns et des autres n'ont en rien fait augmenter le coût du bâtiment. C'était bien le même montant à engager depuis le départ. Il reste donc à se poser la question réelle de cette interruption du projet.

Le Château de Fontainebleau revêt lui aussi son habit de noël

12 déc. 2009

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Même si Jean-François Hébert vient juste d'arriver en tant que président de l'établissement public du château, il lui a semblé important de "jouer le jeu" et d'être un lieu qui participe à la fête de noël. La démarche est nouvelle pour le château. "Cette décoration a été réalisée de manière simple, mais il nous à paru nécessaire au moment où la ville offre une décoration festive, en particulier avec l'hôtel de ville, que nous soyons aussi partenaires". Ce propos de Jean-François Hébert exprime parfaitement la volonté du château, si besoin était, d'être aux côtés de la ville dans son développement et ses manifestations.




Débat pour un parc national à Fontainebleau...

7 déc. 2009

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A l'heure où les maires de Fontainebleau et d'Avon relancent le débat sur la création d'un parc national pour le massif forestier de Fontainebleau, la voix des amis de la forêt s'élève pour exprimer leur opposition au projet. Cet avis est repris dans "La République de Seine et Marne "du lundi 7 décembre : "Les amis de la forêt de Fontainebleau se sont toujours opposés au classement de la forêt de Fontainebleau en parc national et ceci pour de nombreuses raisons...". Sans vouloir faire de faux procès à une association qui fait par ailleurs un travail formidable en faveur de la forêt, il faut admettre un léger défaut de mémoire car en 1960 cette même association prônait la création d'un parc national avec beaucoup de pugnacité. On retrouve dans les colonnes du journal "le Monde" du 13 octobre 1960 l'article suivant : " - La forêt de Fontainebleau doit devenir un parc national réaffirment ses amis - ".
"La société des amis de la forêt de Fontainebleau, à la suite de l'audience accordée le 10 octobre par le premier ministre à une délégation de l'Académie des sciences, réaffirme la position qu'elle à prise maintes fois, et en particulier au cours de l'enquête ouverte récemment pour l'extension des concessions pétrolières en forêt.
La société des amis "demande instamment qu'étant donné les rôles multiples joués par cette forêt, à la fois sur les plans culturels et humain;  toute entreprise de nature à modifier son milieu, ou à lui porter atteinte, sous quelque forme que ce soit (autoroute, concession pétrolières, etc.), soit désormais interdite sur l'ensemble du massif forestier domanial et de ses annexes, et que la forêt de Fontainebleau, véritable "poumon de Paris" et observatoire biologique le plus riche d'Europe, soit transformée, sans délai, en parc national.".





Avon-Fontainebleau Les touristes mieux accueillis à la descente du train

3 déc. 2009

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Aménager l’ancien buffet de la gare et l’ex-piscine située au-dessus afin de mieux accueillir les touristes de la forêt de Fontainebleau, voilà l’idée que lancent les élus des communes d’Avon et de Fontainebleau. « Pour l’instant, quand les visiteurs débarquent à la gare, c’est le désert.


Il faut absolument que cette situation change », soulignent Jean-Pierre Le Poulain, maire d’Avon, et Jean-Christophe Laprée, adjoint au maire de Fontainebleau. « La gare d’Avon accueille des centaines de randonneurs en semaine et le week-end, ajoutent-ils. Et ils n’ont aucune structure à leur service pour obtenir des renseignements sur les circuits forestiers, les hébergements, etc. Dans le cadre du projet de parc national que nous défendons, nous voulons créer un accueil original à la gare. »
Un premier chantier sera lancé en 2010: la restauration du buffet de la gare. « Nous cherchons actuellement un repreneur pour y installer un bar-restaurant original. Il permettrait d’y accueillir les voyageurs en attente d’un train, mais aussi les touristes. Au premier étage, nous voulons créer un accueil pour les visiteurs de la forêt, qui pourrait se transformer en maison du parc national, si le projet est retenu par le gouvernement », explique Jean-Pierre Le Poulain. Mieux: le projet serait couplé avec la renaissance du site de la piscine de la Forêt, située juste au-dessus de la gare.


« Nous étudions la faisabilité d’un centre d’accueil pédagogique pour les randonneurs jeunes et adultes, ajoute Jean-Christophe Laprée. Cela se concrétiserait par l’aménagement de gîtes pour des marcheurs qui souhaitent séjourner plusieurs jours à Fontainebleau ou pour des classes découvertes. On peut aussi concevoir un lieu de location de vélos. Notre but est de servir de relais au centre d’écotourisme qui va être construit dans les gorges de Franchard à partir de l’année prochaine. Ces projets pourraient être réalisés dans le cadre de la communauté de communes et de l’office de tourisme, transformé en établissement public et commercial. » Pascal Villebeuf (édition du 03-12-2009)

Copenhague - Visite de Vesterbro -

27 nov. 2009

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- 26 Nov. - Vesterbro permet d'aborder l'intégration des problématiques liées à l'énergie et à la gestion des déchets dans la rénovation de quartiers anciens.
Nous pourrions retrouver la logique de coeur d'ilot qui est une des caractéristique du centre ancien de Fontainebleau. Il s'agit d'un ensemble de bâtiments situés en appui sur la rue et qui enserrent un espace vert intérieur. La différence est que, dans le cas de Vesterbro, c'est un espace mutualisé là où à Fontainebleau nous avons une sommes d'espaces verts privés cloisonnés par des murs.
Cette différence est significative car elle permet d'avoir au centre de cet espace urbain un lieu social, de créer une vie de quartier et d'assurer un certain nombre de services (lavage du linge, garde d'enfants, animations,...). Une partie du bâtiment central accueille par ailleurs un large espace dédié au tri des déchets qui permet au de pouvoir les répartir au minimum dans une dizaine de conteneurs... jusqu'à un local dans lequel sont déposés les objets dont vous ne voulez plus mais qui sont susceptibles de vivre une nouvelle vie chez un autre. Le preneur a juste à faire son marché gracieusement.
Les problématiques énergétiques sont abordées par l'utilisation simultanée de différentes technologies qui s'additionnent. On retrouve des panneaux radiants pour la production d'eau chaude et photovoltaïques produisant une électricité revendue à un opérateur. Le tout jumelé est avec le réseau de chaleur urbain issu lui même à la fois de la géothermie (sujet sensible à Fontainebleau mais qui mériterait d'être approfondi...) et d'une centrale électrique à charbon (pas toujours 100% vertueux...).
Vesterbro permet également d'aborder l'intégration de ces techniques au bâti ancien. Comme à Fontainebleau, il ne s'agit pas "d'emballer" les bâtiment sous une couche de polystyrène. Il y a des modénatures à respecter et une architecture qui prévaut. Deux options sont déployées et nous pourrions les reprendre à notre compte. L'une est de trouver des solutions techniques permettant d'isoler par l'intérieur, l'autre est de sur-isoler les parties vitrées ou d'adjoindre des éléments en placage sur les façades dans un mariage ancien/moderne équilibré. A ce titre, les choix de ce quartier de Copenhague sont une référence.
Plus près de chez nous, je suis intimement convaincu que le quartier de la faisanderie, dans lequel on retrouve les mêmes problématiques qu'à Vesterbro a tout le potentiel pour devenir exemplaire à ce sujet. Le cabinet Eliet et Lehmann a déjà exploré un certain nombre de solutions sur l'isolation par l'intérieur en partenariat avec Saint-Gobain, programmé des doubles vitrages spécifiques, travaillé des solutions de panneaux radiants en toiture, envisagé une chaudière "bois" en partenariat avec l'ONF, prévu la collecte des déchets en semi-enterré et travaillé certaines solutions "durables" en partenariat avec l'école des mines. La faisanderie était déjà exemplaire en 1952, elle a tout le potentiel pour l'être à nouveau dans un avenir proche. Reste l'inconnu : Comment L'OPH saura-t-il porter ce projet.


Copenhague -Ambassade de France -

26 nov. 2009

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-25 Nov- Velkommen til Danmark! Immersion totale dans les enjeux de la conférence de Copenhague sur le changement climatique.
Madame Bérengère Quincy, Ambassadeur de France au Danemark nous a accueilli à l'ambassade pour une présentation et des échanges sur les enjeux de la conférence des Nations Unies avec une maitrise du sujet de très haut niveau. Ce personnage atypique qui à travaillé avec Michel Rocard a été de toutes les conférences sur le climat. De Kyoto à Rio elle a été une cheville ouvrière de ces grandes conférences et s'est fait nommée il y a deux ans à Copenhague pour être de nouveau un élément fort du dispositif français.
"La France, par la voix et l'action de Nicolas Sarkozy, a la volonté d'être un moteur fort au cours de ces négociations qui s'annoncent serrées" - notamment en raison des incertitudes sur le niveau d'engagement des Etats-unis au cours de la COP 15 -.
Bérengère Quincy a souligné principalement la nécessité de réussir à limiter le réchauffement climatique dans le seuil des 2°, d'introduire la notion "d'adaptation" en fonction du taux de développement des pays, d'y adjoindre le volet financier sans lequel toute politique serait vaine et enfin de mettre en place des outils de la transparence/vérification des politiques. Ne pas aboutir nous réduirait à utiliser des politiques palliatives de protectionnisme masqué du type "taxe d'inclusion carbone".


Requalification urbaine à Fontainebleau sur TV sud 77

24 nov. 2009

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Fontainebleau est à l'honneur toute cette semaine sur TV sud 77. C'est l'occasion de faire le point sur les dossiers en cours et notamment sur celui de la requalification urbaine. Suivez l'émission "Bonjour le 77".




Voyage d'étude à Copenhague sur le Développement Durable

23 nov. 2009

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Durant trois jours, du 25 au 27 novembre, je participe avec une trentaine de maires et d'adjoints à l'urbanisme à un voyage d'étude sur le développement durable à Copenhague et Malmö. A l'initiative de "EDF collectivités", nous explorerons comment le Danemark et la Suède ont abordé les problématiques énergétiques dans le développement de nouveaux quartiers. C'est par la visite de quartiers comme Vesterbro (dans le centre ancien de Copenhague) ou Orestad (nouveau quartier de 300 hectares) que nous découvrirons les différentes approches de ce que peut être un éco-quartier aujourd'hui. D'autres exemples à Malmö en suède complèteront ces réflexions. Au moment où Fontainebleau entame une réflexion afin de développer un éco-quartier sur les emprises sud de la ville, ce voyage ne manquera pas d'être une expérience précieuse.


Retour sur un jumelage

22 nov. 2009

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Vendredi soir dernier avait lieu l'inauguration de la remarquable exposition sur les 50 ans du jumelage Fontainebleau-Constance dans le salon d'honneur de la mairie de Fontainebleau. Quel parcours pour ce jumelage "pionnier" qui portait dès son origine cette grande idée de l'Europe.
Les panneaux de présentation montraient par le nombre de rencontres et de manifestations l'ampleur des liens qui unissent nos deux villes, mais c'est le témoignage de Raymonde Lefranc qui fut le plus prégnant. Elle qui incarne cette aventure qu'elle a porté haut et fort durant ces 50 dernières années.
Embrigadée dans l'aventure par Paul Séramy, Raymonde Lefranc est devenue l'emblème incontournable de l'ARCIF. Son discours inaugurale fut exemplaire d'ardeur. Elle nous a retracé la genèse et l'aventure, mais surtout, a exhorté chacun à porter l'idée encore plus loin. Elle a évoqué la mémoire de Madame Lefournier, sa complice fidèle, mais c'est toujours avec un enthousiasme porté vers l'avenir que les choses se sont exprimées. Elle n'oublia pas non plus Monsieur Wells, autre comparse attentif mais empêché pour l'événement. Beaucoup de charme et de sensibilité ont émané de ses paroles.
Beaucoup d'années se sont écoulées, le physique parfois se dérobe, mais l'autorité est toujours présente. quelle leçon... Je ne lui cache pas mon admiration.